Jeux olympiques : les animaux sauvages pulvérisent des records du monde

Vendredi 5 août 2016 — Bruxelles, le 5 août 2016 – Les Jeux olympiques d’été sont sur le point de débuter à Rio. Ce qui suffit à décrocher une médaille d’or lors de ces joutes sportives ne permettrait souvent pas d’atteindre le milieu du classement dans le règne animal. L’occasion de faire un bref tour d’horizon des records animaliers, du sprint au saut en hauteur en passant par le lever de poids. Pour le WWF, même le paresseux fait partie des héros.

Bruxelles, le 5 août 2016 – Les Jeux olympiques d’été sont sur le point de débuter à Rio. Ce qui suffit à décrocher une médaille d’or lors de ces joutes sportives ne permettrait souvent pas d’atteindre le milieu du classement dans le règne animal. L’occasion de faire un bref tour d’horizon des records animaliers, du sprint au saut en hauteur en passant par le lever de poids. Pour le WWF, même le paresseux fait partie des héros.

 

Sprint : le sanglier bat Usain Bolt 

Quand le guépard se lance dans un sprint, il accélère à plus de 100 km/h en quelques secondes seulement. Ce qui fait de ce félin d’Afrique le sprinter le plus rapide. Détenteur du record du monde, le Jamaïcain Usain Bolt parvient à une vitesse de 44 km/h en quelques secondes. Même le cerf élaphe (67 km/h), le lièvre (65 km/h) et le sanglier (55 km/h) font mieux que l’athlète. Les choses sérieuses se jouent toutefois dans les airs: le faucon pèlerin peut atteindre plus de 300 km/h lorsqu’il se jette en piqué sur sa proie.

 

Natation : à 110 km/h dans les flots

Le Brésilien César Cielo Filho a réalisé son record du monde du 100 mètres en nage libre à une vitesse de près de 8 km/h. D’une longueur de 2,5 mètres, l’espadon-voilier n’est pas beaucoup plus grand que le nageur, ce qui ne l’empêche pas d’atteindre des vitesses de pointe de 110 km/h. Même la loutre d’Europe, jadis très répandue, est plus rapide que n’importe quel être humain, avec une vitesse maximale de 14 km/h.

 

Saut en longueur : un félin en tête

La panthère des neiges vit dans les zones montagneuses d’Asie centrale, de l’Himalaya à l’Altaï, où sa route est souvent semée d’embûches. Pourtant, elle n’a rien à craindre des crevasses ou des gorges à traverser. Ses bonds peuvent avoir une longueur de 16 mètres, alors que le meilleur athlète atteint 8,95 mètres. Un record détenu par Mike Powell depuis 25 ans !

 

Saut en hauteur : perturber le lion

Les impalas vivent en troupeau dans la savane, au sud-est de l’Afrique, et se nourrissent d’herbe, de feuilles et de plantes ligneuses. Lorsqu’elles fuient les lions et les léopards, ces antilopes sont non seulement très rapides mais font aussi des bonds pouvant atteindre trois mètres de haut, souvent dans des directions opposées pour créer la confusion chez leurs poursuivants. N’importe quel athlète de pointe serait tout aussi désorienté : le meilleur d’entre eux, Javier Sotomayor, ne dépasse pas la barre des 2,45 mètres.

 

Lever de poids : fort comme un singe

Lorsqu’il s’agit de lever de lourdes charges, l’homme n’a aucune chance face au règne animal, même en s’entraînant avec acharnement : Aleksei Lovchev est parvenu à soulever 264 kg, un record mondial ! Le gorille, végétarien, paisible et sociable, soulève 900 kg.

 

Natation synchronisée : des millions de nageoires

Personne ne sait si des représentants du règne animal décrocheraient une médaille aux Jeux olympiques. À Rio, seules les femmes et les groupes homogènes sont autorisés à participer à cette discipline. Mais une chose est sûre : les poissons nageant en bancs ne sont pas seulement en mesure de synchroniser élégamment leurs mouvements à deux, mais aussi et surtout en groupes de plusieurs milliers d’individus. Les plus grands bancs de sardines en comptent même des millions.

 

Boxe : des coups mortels

Le règne animal ne boude pas non plus la boxe, qui s’y pratique intensément : le crabe boxeur, qui vit dans les océans Indien et Pacifique, porte une anémone urticante sur chacune de ses pinces en guise de gants de boxe. Pour beaucoup d’animaux, l’issue d’un coup porté avec cette arme est mortelle.

 

L’être humain a pourtant montré que vouloir aller toujours plus vite, plus haut et plus fort n’était pas forcément une bonne idée. Ce principe est, au contraire, souvent à l’origine de nombreux problèmes, notamment environnementaux. Pour le WWF, le cas est clair : nous ne devrions pas seulement prendre exemple sur le guépard ou l’antilope, mais aussi laisser le paresseux nous inspirer. Et nous souvenir que consommer moins et réduire l’utilisation des ressources permet de se détendre. Originaire d’Amérique du Sud, le paresseux parcourt cinq mètres par minute lorsqu’il se dépêche. Il dort vingt heures par jour, ce qui en fait un champion de l’oisiveté. Ce n’est pas une discipline olympique, mais un joli record !

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