One Planet Summit : le WWF veut un changement des règles du système financier mondial

One Planet Summit : le WWF veut un changement des règles du système financier mondial

Mardi 12 décembre 2017 — La France organise cette semaine le One Planet Summit, un sommet international sur le climat à l’occasion des deux ans de l’Accord de Paris. Plus de 50 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des centaines de représentants de la société civile, entreprises, acteurs de la finance et associations, sont attendus. Alors qu’il reste encore beaucoup à faire pour éviter le pire, ce sommet international doit être l’occasion d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris à travers de nouveaux engagements.

Bruxelles, le 12 dècembre - La France organise cette semaine le One Planet Summit, un sommet international sur le climat à l’occasion des deux ans de l’Accord de Paris. Plus de 50 chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des centaines de représentants de la société civile, entreprises, acteurs de la finance et associations, sont attendus. Alors qu’il reste encore beaucoup à faire pour éviter le pire, ce sommet international doit être l’occasion d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Paris à travers de nouveaux engagements.

La première attente du WWF porte sur la solidarité climatique internationale et l’un des objectifs phares de l’Accord de Paris : atteindre d’ici 2020, 100 milliards de dollars de financement par an – financement pour les pays du Sud par les pays du Nord – pour l’adaptation au changement climatique et la réduction des émissions.

La deuxième attente concerne la finance privée et l’engagement des acteurs du secteur à réorienter les flux financiers vers des investissements compatibles avec un monde bien en-dessous de 2°C. Pour cela, il est nécessaire de changer profondément les règles du jeu du système financier mondial et l’allocation du capital dans l’énergie, les transports ou encore les infrastructures durables. A l’occasion du sommet et du Climate finance day qui a lieu la veille, les acteurs privés, les banques, les compagnies d’assurance ou encore les fonds de pension, devront faire des annonces pour la mise en œuvre d’une transparence renforcée face à leur choix d’investissement et au risque climatique. Les obligations vertes, par exemple, peuvent contribuer à cette transparence mais doivent encore faire l’objet d’une normalisation efficace et crédible.

La troisième attente est liée à la nécessité de parvenir à de nouveaux engagements pour accélérer la transition énergétique et tendre vers la neutralité carbone d’ici la moitié du siècle. Cela pourrait se traduire par de nouvelles annonces de la part des pays et d’acteurs non-étatiques en ce qui concerne la sortie du charbon, le développement des énergies renouvelables et le soutien à la mobilité durable.

« Dans les pays riches, et à travers l’Accord de Paris, nous nous sommes engagés à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Et pour y arriver, il nous faut changer les règles du jeu du système financier mondial mais aussi des secteurs du transport et de l’énergie. Nous pourrons juger de la réussite du One Planet Summit s’il aboutit à une feuille de route qui nous mette bien sur cette voie » explique Julie Vandenberghe, experte Climat du WWF-Belgique.