Prolonger le nucléaire belge? L'AIE a une vision énergetique obsolète

Jeudi 19 mai 2016 — Réaction des organisations environnementales suite aux déclarations de Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie lors de la présentation à Bruxelles de son rapport quinquennal en présence de la ministre fédérale de l’Energie Marie-Christine Marghem (MR). - Les organisations environnementales Inter Environnement Wallonie (IEW) Bond Better Leef Milieu (BBL), Greenpeace et WWF souhaitent réagir vivement aux déclarations de Fatih Birol, directeur de AIE qui a estimé que la Belgique devait revoir son scénario de sortie du nucléaire en 2025. « L’AIE n’est pas cohérente » estime Arnaud Collignon, chargé de mission Energie d’IEW. « D’un coté, elle plaide pour plus d’efficacité énergétique et une amélioration de la sécurité d’investissement. De l’autre, elle veut prolonger la durée de vie de nos centrales. Celles-ci constituent pourtant un sérieux freins à l’émergence de nouvelles capacités de production flexibles et incitent au gaspillage d’électricité… Et remettre une fois de plus en question la planification de la sortie progressive du nucléaire, ne peut que nuire à une saine politique d’investissement ! »

Réaction des organisations environnementales suite aux déclarations de Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie lors de la présentation à Bruxelles de son rapport quinquennal en présence de la ministre fédérale de l’Energie Marie-Christine Marghem (MR). - Les organisations environnementales Inter Environnement Wallonie (IEW) Bond Better Leef Milieu (BBL), Greenpeace et WWF souhaitent réagir vivement aux déclarations de Fatih Birol, directeur de AIE qui a estimé que la Belgique devait revoir son scénario de sortie du nucléaire en 2025. « L’AIE n’est pas cohérente » estime Arnaud Collignon, chargé de mission Energie d’IEW. « D’un coté, elle plaide pour plus d’efficacité énergétique et une amélioration de la sécurité d’investissement. De l’autre, elle veut prolonger la durée de vie de nos centrales. Celles-ci constituent pourtant un sérieux freins à l’émergence de nouvelles capacités de production flexibles et incitent au gaspillage d’électricité… Et remettre une fois de plus en question la planification de la sortie progressive du nucléaire, ne peut que nuire à une saine politique d’investissement ! »

 

Nos centrales nucléaires vieillissantes constituent pourtant une source d’instabilité pour notre approvisionnement énergétique. Pas plus tard qu’hier la Commission européenne, se référant aux multiples arrêts dus à leurs disfonctionnements, estimait que les centrales belges étaient « des sources d’énergie aléatoires ». Dans un tel contexte il est pour le moins étonnant que l’AIE plaide pour la prolongation de ce parc vieillissant qui a démontré son manque de fiabilité ces dernières années. Ce faisant, l’AIE que l’on sait historiquement pro-nucléaire, fait preuve d’un manque de vision flagrant en restant figée dans un passé révolu .

L’AIE suggère de bonnes pistes pour diminuer nos émissions de CO2

Les organisations environnementales tiennent a rappeler qu’il existe de nombreux scénarios qui indiquent que la fermeture de toutes nos centrales nucléaires en 2025 tout en répondant au défi climatique est tout à fait possible. Cela passe notamment par l’application des autres recommandations de l’AIE : investir dans l’efficacité énergétique - surtout dans le bâtiment, dans les énergies renouvelables et dans une meilleure interconnexion du réseau. « L’AIE pointe à juste titre l’énorme dépendance de la Belgique aux énergies fossiles et fustige notamment le système des voitures de société. C’est en effet là que se trouvent les solutions à la crise climatique et non dans l’attachement à un parc nucléaire en fin de vie » conclut Olivier Beyts du WWF.

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