Le WWF révèle dans un nouveau rapport les avantages inédits de la sauvegarde des tigres sauvages et lance une campagne de fin d’année

Le WWF révèle dans un nouveau rapport les avantages inédits de la sauvegarde des tigres sauvages et lance une campagne de fin d’année

Mardi 28 novembre 2017 — Investir dans la conservation des tigres aurait des avantages inédits pour la faune asiatique et contribuerait également au bien-être de millions de personnes. C’est ce que révèle le rapport du WWF Beyond the Stripes : Save tigers, save so much more. C’est dans ce contexte que le WWF-Belgique lance une campagne de fin d’année pour inciter le public à accorder une chance au tigre sauvage.

Le 28 novembre 2017 – Investir dans la conservation des tigres aurait des avantages inédits pour la faune asiatique et contribuerait également au bien-être de millions de personnes. C’est ce que révèle le rapport du WWF Beyond the Stripes : Save tigers, save so much more. C’est dans ce contexte que le WWF-Belgique lance une campagne de fin d’année pour inciter le public à accorder une chance au tigre sauvage.


Le tigre se porte mal, très mal. Son habitat a été réduit de 93 % en 100 ans. Chaque minute, l’équivalent de 17 terrains de football disparaît des forêts naturelles. Deux tigres sont en outre abattus chaque semaine en Asie pour le commerce illégal de leur peau et leurs os. Les conséquences sont évidentes : sur les 100 000 individus qui parcouraient autrefois l’Asie, il n'en restait plus que 3 200 en 2010. Les spécialistes parlaient déjà de l'extinction de cette espèce emblématique.

En 2010, il y a sept ans jour pour jour, le WWF avait convié les 13 « pays du tigre » lors d’un sommet à Saint-Pétersbourg. L’ensemble des États s’y étaient alors engagés à doubler le nombre de tigres sauvages d'ici 2022. Grâce aux nombreuses actions menées depuis lors, notamment en Inde, nous avons observé une légère reprise et leur nombre est aujourd'hui estimé à 3 890. C'est encore trop peu et l'animal reste l’une des espèces les plus menacées au monde.

 

En adoptant un tigre, vous faites tellement plus

Les zones habitées par les tigres vont des immenses forêts de mangroves des Sundarbans en Inde aux montagnes enneigées du Bhoutan. Elles se chevauchent avec des écosystèmes d'importance mondiale, et beaucoup font partie des dernières zones sauvages d'Asie. Le nouveau rapport du WWF met en lumière la riche biodiversité de ces zones et la multitude de ressources et de services essentiels dont dépendent des millions de gens. Elles permettent, à titre d’exemple, la réduction de l'impact des catastrophes naturelles.

Le rapport souligne que la sécurisation des paysages où vivent les tigres peut aider à protéger au moins neuf grands bassins fluviaux qui fournissent de l'eau douce à 830 millions de personnes en Inde, en Malaisie et en Thaïlande, y compris dans les zones urbaines. De même, les zones qui abritent des tigres incluent les dernières forêts cruciales pour le stockage du carbone et qui contribuent ainsi à atténuer les changements climatiques.

« Chaque dollar investi dans la préservation de la zone du tigre contribue à la sauvegarde des services écosystémiques qui s’avèrent cruciaux pour des millions de personnes », déclare Koen Stuyck, porte-parole du WWF-Belgique. « La protection de ces vastes paysages permet de réguler l'eau douce et de réduire les effets des changements climatiques. Dans le même temps, nous protégeons une source essentielle d'air pur, de plantes médicinales, d'emplois et bien plus encore. »

Pertes forestières alarmantes

Mais les tigres sauvages et leur habitat restent menacés. Les félins ont ainsi perdu 95 % de leur aire de répartition. Les populations subsistantes sont désormais limitées aux zones fragmentées dans les dernières forêts d’Asie. Une situation qui peut encore s’aggraver. En effet, près de la moitié (43 %) de leur habitat actuel pourrait bientôt disparaître en raison de l'expansion agricole et de l'urbanisation non durable, prévient le rapport.

Les pertes forestières se poursuivent à un rythme alarmant dans les États de l'aire de répartition du tigre. La Malaisie et l'Indonésie figurent parmi les principaux émetteurs mondiaux de CO2 lié à la dégradation des forêts. Si de telles tendances persistent, plusieurs paysages clés pour les tigres pourraient passer de l'absorption du carbone à l'émission nette de carbone. Rien qu’à Sumatra, le seul endroit au monde où cohabitent les tigres, les orangs-outans et les rhinocéros, la déforestation a réduit la couverture forestière naturelle de plus de 50 % au cours des trois dernières décennies.

En tant que prédateurs supérieurs, les tigres ont besoin de vastes paysages pour prospérer. Ils partagent leur habitat avec de nombreuses autres espèces menacées, telles que l'éléphant d'Asie, le léopard et l'orang-outan. La protection de l'habitat du tigre aide également les espèces moins connues telles que la cochenille, qui ne se rencontre que dans la chaîne montagneuse des Ghats occidentaux en Inde et passe le plus clair de son temps sous terre. Ici aussi, les tigres ont contribué à protéger ces réserves naturelles.

 

Liens

 

 

Pour plus d’informations

Koen Stuyck | Porte-Parole | WWF-Belgium | koen.stuyck@wwf.be | 0499 70 86 41

 

Notes à la rédaction :

  • Nos communiqués de presse et rapports se trouvent sur https://wwf.be/fr/press/
  • Le WWF est une des plus grandes organisations internationales pour la conservation de la nature et une des plus expérimentées. Il est actif dans plus de 100 pays et compte plus de 5 millions de sympathisants dans le monde. Le but du WWF est de léguer aux générations futures une planète vivante. Le WWF œuvre pour la conservation des espèces sauvages et de leurs habitats naturels : forêts, zones humides et océans. Le WWF contribue également à trouver des solutions aux pollutions, aux gaspillages des ressources naturelles et au réchauffement climatique.
  • Soutenez le travail du WWF et surfez sur www.wwf.be.

FIN

Faith © Emmanuel Rondeau