Un sommet crucial pour sauver le léopard des neiges et son habitat

Un sommet crucial pour sauver le léopard des neiges et son habitat

Mercredi 23 août 2017 — Aujourd’hui débute un sommet crucial durant lequel 12 pays où vivent encore des léopards des neiges doivent s’entendre pour prendre des mesures destinées à enrayer le déclin de l’espèce. Ce déclin va de pair avec la destruction d’une région où 20 des principales rivières d’Asie prennent leur source. 

Bruxelles, le 23 août 2017 – Aujourd’hui débute un sommet crucial durant lequel 12 pays où vivent encore des léopards des neiges doivent s’entendre pour prendre des mesures destinées à enrayer le déclin de l’espèce. Ce déclin va de pair avec la destruction d’une région où 20 des principales rivières d’Asie prennent leur source. Des centaines de millions d’êtres humains dépendent de cette réserve d’eau douce. Aux côtés de célèbres scientifiques et de voix influentes, plus de 200 000 personnes réclament des actions concrètes durant le sommet du léopard des neiges, qui se déroule à Bichkek, au Kirghizstan, du 23 au 25 août.

Le WWF demande aux pays qui abritent des léopards des neiges qu’ils respectent les engagements qu’ils ont pris dans le passé, faute de quoi ils porteraient un préjudice irréversible à l’espèce et à son habitat. Parmi ces pays, on compte de grandes puissances comme la Chine, la Russie et l’Inde. Voici 4 ans, en 2013, ces pays ont fixé ensemble des objectifs ambitieux afin de protéger 20 territoires essentiels pour le léopard des neiges à l’horizon 2020. Ces accords ont attiré l’attention du public sur cette espèce emblématique et ont fait naître l’espoir que ces engagements donnent l’exemple pour d’autres projets de conservation dans le monde.

Malheureusement, à mi-chemin de la période prévue pour cette campagne de protection, des recensements récents révèlent qu’il ne reste que 4 000 léopards des neiges. Ce n’est pas un hasard si leur habitat, où 20 des principales rivières d’Asie prennent leur source et qui est justement surnommé « le château d’eau du monde », ne cesse de rétrécir.

Marco Lambertini, directeur général du WWF-International martèle : « Les pays qui hébergent le léopard des neiges avaient promis des avancées pour la protection de 20 régions d’ici 2020. Nous sommes actuellement à un tournant. Les efforts doivent être intensifiés ou bien le but ne sera pas atteint, et les premières victimes seront les léopards des neiges et les populations locales. »

Une pétition commune initiée par le WWF, « Snow Leopard Trust » et NABU a pu rassembler 202 349 signatures, dont celle de Leonardo DiCaprio, acteur, activiste environnemental et conseiller auprès du WWF. La pétition appelle à plus d’efforts face aux principales menaces qui pèsent sur l’espèce. Le sommet est une occasion unique pour s’attaquer à deux grands périls pour le léopard des neiges et son habitat : le changement climatique et le développement irréfléchi d’infrastructures non durables. Deux défis qui dépassent les frontières politiques et demandent une approche coordonnée pour être relevés avec succès. Des études récentes montrent que les changements climatiques pourraient détruire plus des deux tiers de l’habitat du léopard des neiges au cours des 50 prochaines années.

Le WWF demande également aux pays participant au sommet d’amplifier leurs efforts contre le braconnage et d’organiser une meilleure gestion des conflits entre les humains et les léopards des neiges. Un récent rapport de TRAFFIC estime à 450 le nombre d’animaux tués chaque année. Il s’agit là d’une des ramifications d’un même commerce illégal qui décime les populations d’éléphants, de rhinocéros et de tigres en Asie et en Afrique. L’augmentation du nombre de conflits entre les hommes et les léopards des neiges résultent du déficit croissant en proies sauvages, combiné au morcellement des territoires et à l’extension des cheptels. Les léopards des neiges en sont réduits à attaquer le bétail, ce à quoi les fermiers locaux répondent en les tuant et les empoisonnant.

La disparition de cette espèce serait une conséquence tragique des activités humaines et aurait un impact lourd sur l’écosystème. Elle signifierait aussi la mise en péril de la subsistance, déjà fragile, des populations locales.

 

Note à l’intention des journalistes :

  • Les 12 pays où vivent encore le léopard des neiges sont l’Afghanistan, le Bhoutan, la Chine, l’Inde, le Kazakhstan, le Kirghizstan, la Mongolie, le Népal, le Pakistan, la Russie, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan.
  • Plus d'info sur le léopard des neiges sur notre site: https://wwf.be/fr/espece-menacee/leopard-des-neiges/

 

Pour plus d’informations ou une interview :

Koen Stuyck | Porte-parole | WWF-Belgium | koen.stuyck@wwf.be | 02 340 09 67 – 0499 70 86 41

 

Note à la rédaction :

  • Vous retrouverez nos communiqués de presse et nos rapports sur http://www.wwf.be/presse
  • Le WWF est une des organisations de conservation de la nature indépendantes les plus importantes et les plus expérimentées au monde. Actif dans plus de 100 pays, il compte plus de 5 millions de sympathisants dans le monde. Le but du WWF est de transmettre une planète vivante aux générations qui nous suivront. Le WWF s’investit pour la conservation des espèces et de leur habitat : forêts, zones humides et océans. Le WWF contribue aussi à la recherche de solutions contre la pollution, l’épuisement des ressources naturelles et le changement climatique.
  • Soutenez l’action du WWF et surfez sur www.wwf.be.

 

FIN