Une réussite majeure pour la protection des espèces sauvages

Clôture de la 17e Conférence des Parties de la CITES

Mercredi 5 octobre 2016 — La 17e Conférence des Parties de la CITES - Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction - vient de prendre fin à Johannesbourg. En présence d’un nombre record de pays, 181 au total, cette rencontre aura permis d’aboutir à des décisions fortes pour mieux protéger les nombreuses espèces menacées et d’intensifier les efforts pour combattre l’augmentation croissante du braconnage et du trafic d’espèces sauvages.

La 17e Conférence des Parties de la CITES - Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction - vient de prendre fin à Johannesbourg. En présence d’un nombre record de pays, 181 au total, cette rencontre aura permis d’aboutir à des décisions fortes pour mieux protéger les nombreuses espèces menacées et d’intensifier les efforts pour combattre l’augmentation croissante du braconnage et du trafic d’espèces sauvages.

 

Pour n’en citer que quelques-unes, les pays ont voté pour le maintien de l’interdiction en vigueur du commerce international d’ivoire d’éléphants et de cornes de rhinocéros. Ils ont également acté le classement en Annexe 1, c’est-à-dire l’interdiction du commerce international, du perroquet gris d’Afrique et des pangolins. Et ils se sont aussi entendus sur la mise en place de règles plus strictes sur le commerce du requin soyeux, des requins renard, des raie « diable de mer » et du bois de rose.

Parmi les nombreux sujets qui étaient à l’ordre du jour, les pays se sont aussi mis d’accord sur des mesures fortes visant à apporter une réponse globale au commerce croissant illégal et insoutenable des espèces sauvages. S’ils ont appelé à la fermeture des marchés domestiques de l’ivoire qui contribuent au commerce illégal, les pays ont aussi réaffirmé leur soutien au dispositif des Plans d’action nationaux pour l’ivoire (PANI). Ce dispositif est au cœur de la lutte contre le trafic d’ivoire et identifie les pays qui sont les maillons faibles. Par ailleurs, la CITES a appelé le Vietnam et le Mozambique à prendre dès que possible des mesures significatives pour lutter contre le trafic de cornes de rhinocéros sous peine de sanctions.

Les pays ont aussi adopté des mécanismes de traçabilité pour permettre une pêche durable des requins et des raies et mieux encadrer les fermes d’élevage de tigres et plus largement l’élevage d’animaux en captivité. L’objectif est ici de mieux prévenir le blanchiment d'animaux capturés dans la nature.

Pour la première fois, la CITES a officiellement débattu et adopté des résolutions sur des enjeux transversaux concernant le commerce illégal d’espèces sauvages, notamment la corruption et la réduction de la consommation d’espèces sauvages menacées.

« Alors que de nombreuses espèces sauvages sont chaque jour plus menacées par le braconnage et le commerce illégal, les pays se devaient de prendre des mesures fortes à Johannesburg. Et ils l’ont fait. Cette conférence est une réussite majeure pour la protection des espèces sauvages.

Si interdire le commerce international des espèces fait souvent les gros titres, c’est bien l’application de cette interdiction qui fait la différence. Les pays n’ont plus aucune excuse : ils disposent maintenant d’un large panel d’outils et d’un mandat clair. Ils se doivent maintenant de passer à l’action et de faire face à leurs responsabilités. »

Theressa Frantz, co-cheffe de la délégation du WWF à la CdP17 de la CITES