Une transformation radicale de l’utilisation des sols est nécessaire pour lutter contre la crise climatique, selon le WWF

Une transformation radicale de l’utilisation des sols est nécessaire pour lutter contre la crise climatique, selon le WWF

Bruxelles, 1er août 2019 – La 50e session du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) s’ouvrira demain à Genève, en Suisse. Le GIEC présentera un rapport spécial sur les liens entre le changement climatique et la dégradation des terres. A cette occasion, le WWF lance un appel urgent aux gouvernements pour qu’ils reconnaissent que sans transformation radicale de l’utilisation des sols et des systèmes alimentaires, nous ne pourrons pas faire face à la crise climatique. Actuellement, l’agriculture, la sylviculture et d’autres utilisations des terres, sont responsables d’environ 25% des émissions mondiales des gaz à effets de serre.

Le rapport du GIEC (attendu le 8 août) devrait fournir une évaluation scientifique solide sur la manière dont les actions dans le secteur foncier peuvent aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Dr Stephen Cornelius, conseiller principal du WWF sur le changement climatique, déclare : « Nous avons besoin d’une transformation urgente de notre gestion des terres si nous voulons atteindre l’objectif de limiter la hausse des températures à 1,5°C de l’Accord de Paris. Cela inclut le type d’agriculture que nous pratiquons, notre système alimentaire, notre régime alimentaire, ainsi que la conservation des forêts et autres écosystèmes naturels. Les choix que nous poserons aideront ou non à réduire les émissions de gaz à effet de serre. »

L’évolution vers une gestion durable des terres est essentielle pour freiner le réchauffement climatique et répondre à d’autres objectifs de société, tels que la protection de la biodiversité et de la sécurité alimentaire.  

Le rapport du GIEC devrait aussi souligner le lien entre les crises du climat et de la biodiversité. Notre gestion des terres participe à la crise climatique à travers la dégradation des sols. Le statu-quo n’est pas une option car la pression humaine sur les terres n’est pas durable. 

Jessica Nibelle, porte-parole du WWF-Belgique : « Le secteur agricole est une des premières victimes de la crise climatique. Mais il peut être aussi la clé de la solution. En Belgique, le secteur est responsable de plus de 10% des émissions de gaz à effet de serre. A cela, il faut ajouter les émissions de C02 qui résultent de la déforestation induite par nos importations de matière premières. D’autres modèles agricoles respectueux de la nature existent : agroécologie, agriculture régénérative, agriculture biologique,... Pour lutter contre le changement climatique et le déclin de la biodiversité, le WWF appelle les autorités belges à aider les agriculteurs à migrer vers des systèmes de production durables, qui travaillent avec la nature et non pas contre elle. Le WWF demande aussi à la Belgique de s’engager à mettre fin à la déforestation importée. »  

Contact presse:

Jessica Nibelle | WWF-Belgique | jessica.nibelle@wwf.be |  +32 474 327 247

La 50e session du GIEC aura lieu à Genève, en Suisse, du 2 au 6 août 2019.


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